ALIGOT et son histoire

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Préparation: 20 min

Cuisson: 30 min

Recette postée par: alsacotine (son blog)

Provenance:

Voici l'histoire :

trois évêques du pays qui se réunissent au carrefour de leur diocèse , non loin de l'Aubrac. Il y avait là l'évêque du diocèse du Gévaudan , celui du Rouergue et celui de l'Auvergne.



Signe particulier : lors de la discussion, chacun resta sur son propre territoire. La joute orale associée à l'altitude finit par donner fin aux trois évêques. Chacun avait amené avec lui quelques denrées alimentaires .

Celui de l'Auvergne avait apporté des pommes de terre, celui du Rouergue avait son fromage frais, son beurre et son lait, celui du Gévaudan tenait, lui, un produit tout nouveau : de l'ail. Le sel quant à lui venait de Camargue.

On remit tous ces ingrédients au buronnier en lui demandant de réaliser un plat "si possible mangeable" à partir des ingrédients fournis. Le pauvre homme savait faire le fromage, mais n'était pas cuisinier.

Il choisit alors le moyen le plus simple et le plus direct et mélangea le tout dans un chaudron. Nos trois évêques apprécièrent et, en fin de compte, en reprirent.

Le repas terminé, ils commencèrent à se disputer le peu qu'il restait pour que la recette se perpétue dans leur région respective.

L’auvergnat pour un menu les jours "maigres", le second pour employer le lait et le fromage qu'ils avaient en surproduction, le troisième pour nourrir ses pèlerins qui, parfois, menaient à la pitié tant était long et dur le chemin de Saint Jacques de Compostelle dans sa traversée de l' Aubrac.

La bagarre prit de l'ampleur, chacun voulant le contenu du chaudron et comptait bien prendre sa part d'aligot.

Encore fallait-il que le partage fut équitable d'autant plus que chacun était pourvu d'une vénérable bedaine qu'il faudrait bien alimenter chemin faisant.

Et nos trois évêques de planter vigoureusement dans le chaudron en guise de cuillère de bois leur bâton de pèlerin.
Puis, à force d'être remue, le contenu du chaudron se mit à filer comme s'il ne voulait pas se séparer.

Voilà une purée peu ordinaire, que l'on ne mange pas dans nos auberges, pensèrent nos trois évêques. Par la volonté de Dieu il fallait qu'elle soit fabriquée chez nous, sur l'Aubrac.

Encore fallait-il lui trouver un nom à cette bien singulière purée que personne, jamais n'avait connue et encore moins goûtée.

Vu qu'il y avait de l'ail, on décida de l'appeler "l'ailligot" qui, avec le temps, devint l'aligot. Le mot aligot est dérivé de « aliqu'ot », lui même dérivé du latin « aliquod » qui signifie « quelque chose »..

Voili Voila le mélange cuisine et connaissance Miam ! Miam


Source: Cocci-Cuisine

Ingrédients

Pour 6

  • 2 gousses d'ail

Instructions

  • Laver les pommes de terre. Les cuire en robe des champs dans de l’eau salée. Éplucher et presser en purée avec le beurre, la crème et le lait. Mélanger sur le feu dans une casserole en cuivre ou à fond épais.
  • Incorporer hors du feu la fourme taillé en lamelles dans la purée. A l’aide d’une spatule en bois soulever pour étirer la préparation.
  • Remettre sur le feu tout en remuant l’aligot. Ajouter l’ail pilé, sel et poivre.
  • Servir chaud

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